Je tiens à remercier ici deux auteurs et journalistes qui m’ont aidé à concevoir Zen City :
- Bruno Fay co-auteur du génial documentaire Total contrôle, initialement diffusé sur Arte et disponible en cliquant ici (pour la RFID, c’est la partie 3), de même que ses reportages resistants.com et Big Brother City.
- Michel Alberganti pour son essai passionnant : Sous l’œil des puces, la RFID et la démocratie, dont je ne saurais trop vous conseiller de visiter le site personnel.
Pour les anglophones, le
site de référence sur la RFID est celui de
Katherine Albrecht doctorante à Harvard, fondatrice et directrice de l’ONG
CASPIAN (Consumers Against Supermarket Privacy Invasion and Numbering), qui compte actuellement 18.000 membres et demande un moratoire sur l’utilisation des « étiquettes intelligentes », parce que cette technologie « a été développée dans le secret le plus total, sans aucun avis des consommateurs et des citoyens ».
Katherine Albrecht est également co-auteur du livre
Spychips, How Government And Major Corporations Are Tracking Your Every Move.
Sur le thème de la surveillance sous toutes ses formes (Internet, satellite, téléphone portable, GPS, vidéo, puces électroniques, fichiers), il existe un excellent livre d’enquête :
Sous surveillance, démêler le mythe de la réalité, de Françoise de Blomac et Thierry Rousselin., dont vous pouvez lire cette inquiétante
interview.
Les déplacements en métro sont allègrement tracés via les puces RFID des passes
Navigo, et la RATP semble bien décidée à ne rien faire pour promouvoir le passe Navigo Découverte imposé par la CNIL, comme le montre cet article du
Figaro intitulé :
"Se déplacer incognito avec Navigo : Mission impossible".
Découvrez aussi l'article censuré de
Direct matin, datant du 29/01/09, qui explique comment
les données recueillies par le passe Navigo sont exploitées par la RATP à des fins commerciales et celui, plus complet, paru dans
le Monde du 06/02/09, qui montre les possibilités en termes de
surveillance et de publicité ciblée.
Côté littérature, j’aimerais vous faire découvrir (si ce n’est déjà fait) le livre posthume de Georges Bernanos, écrit en 1944 (soit quatre ans avant l’incontournable
1984 de
George Orwell), pamphlet visionnaire et véritable hymne à la liberté :
La France contre les robots, dont vous pouvez découvrir un
extrait.